Lorsque vous êtes en arrêt de maladie, vous bénéficiez d’une indemnisation compensatrice de votre perte de revenus. Cette indemnité dépend de votre régime général. Pour les salariés, c’est dans la majorité des cas 50% de votre salaire journalier avec un plafond de 44.70€/jour. Pour les TNS, cela dépend de votre activité. Dans tous les cas, le régime général ne vous indemnise qu’après une période de carence (trois jours pour les salariés) qui peut aller jusqu’à trois mois pour certains TNS. Cette indemnité de votre régime général ne dure qu’un certain temps, deux ans maximum dans l’immense majorité des cas.
Cela est très pénalisant.
C’est la raison pour laquelle les compagnies d’assurance vous proposent un certain nombre de contrats qui s’engage à compenser le manque.
Lorsque vous souscrivez ce genre de contrat, pensez bien à respecter certaines règles.
Tout d’abord, il est interdit de s’enrichir au détriment d’une compagnie. Ce qui veut dire clairement qu’il est inutile de souscrire un contrat vous « couvrant » pour un moment supérieur aux revenus que vous pourrez prouver, la compagnie ne règlera pas.
Vous avez, dans votre arrêt de travail, trois périodes différentes. Avant la prise en charge par le régime général, pendant la prise en charge et après la prise en charge.
Vos besoins sont différents à chacune de ces étapes. Le coût du contrat est lui aussi différent.
Avant la prise en charge, vous ne percevez rien. Selon votre couverture, cette période est plus ou moins longue. C’est aussi la période qui coûte le plus cher à couvrir. Avez-vous besoin de la couvrir et si oui, intégralement ou partiellement ? Dès le premier jour ou après une ou deux semaines d’inactivité ?
Pendant la prise en charge par votre régime général, vous n’avez besoin que de couvrir le manque à gagner. Il n’y donc pas lieu de souscrire un contrat pour plus.
Après la prise en charge par votre régime général, il s’agit de pouvoir attendre, le cas échéant, la déclaration d’invalidité ou d’incapacité qui ne survient qu’au troisième anniversaire de votre arrêt. Ce type de couverture est peu onéreuse (le risque est minime) et très important car vous risquez de vous retrouver dans l’impossibilité d’exercer une activité professionnelle et sans aucune ressource pendant un an environ.
Prenez conseil auprès d’un de nos spécialistes de la prévoyance.
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